Stop au système D !
La DG m'a dit, " certainement pas, nous ne financerons pas cela ".
Nos frais fixes.
Nous arrivons toujours a tout financer sur le terrain.
Un parcours souvent complexe, une comptabilité ultra-serrée
Alors certes, nous sommes bénévoles, nous utilisons notre ordi, nos bureaux,nos connexions, notre essence.
Mais parfois nous voudrions faire plus.
J'ai compté, seuls 15% de nos donateurs acceptent de financer sur leur don une partie de nos frais fixes.
Un billet de train, un vol, un hôtel peut être indispensable.
Je ne parle pas d'aller au Hilton aux Seychelles.
Les entreprises nous demandent d'être ultra pro.
Nos projets sont carrés. Les comptes impeccables. Les indicateurs précis. Faire des reportings de tous les côtés.
C'est un boulot énorme.
Cela a un parfois un coût, j'ai toujours trouvé ça un peu étrange de nous dire non.
Alors même si je suis la reine de la débrouille...
J'ai mes limites.
Tout ne peut pas être gratuit.
Une asso a des frais aussi...même limités.
Une association ne peut tourner sans argent.
Nos frais - permettent aux projets d'exister.
On ne demanderait jamais à une entreprise de produire plus rien.
Pourquoi le demande-t-on aux associations ?
Le plus paradoxal, c'est que les mécènes veulent de l'impact... mais hésitent à financer ce qui permet justement de produire cet impact.
Une association qui passe son temps comme nous, à chercher comment payer ses charges n'est pas en train d'aider davantage de bénéficiaires.
Financer le fonctionnement, ce n'est pas payer des "frais".
Investir dans une organisation qui agit est aussi de la générosité.
En ce moment Pour notre part, au Burkina nous travaillons pour tous urlr.me/tfJ6jK
PS : je suis Valérie Passeport | Géographe | Experte développement durable – Sahel
Je connecte financements et impact terrain : de l'eau, des récoltes, de l'autonomie.
Un humanitaire mesurable, structuré et défiscalisable.
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