Comment définir Réo ?
C’est au bout d’une longue piste de latérite bordée de somptueux caïcedras que l’on parvient à Réo.
Des bicoques de banco s’alignent, les bancs devant les maisons sont occupés par des gens sans ages.
Des gosses jouent, d’autres, les plus nombreux arrangent la piste armés de mauvais outils : ils comblent les trous et établissent des péages avec de dangereuses corde pour forcer les gens à payer pour manger.
Les tissus colorés masque la réalité : la faim ; la vrai est là.
Celle qui rend les gens silencieux et qui vide les regards de la moindre once de vie.
On attend.
Les crocos sortent des marigots durant la saison des pluies.
Les manguiers dégueulent de fruits.
Mais les récoltes sont maigres, voir nul si la pluie arrache le sol.
Les outils manquent pour travailler une terre riche mais dure et rêche.
Lorsque on arrive sur la grand place une séries de boutiques de tôle vendent tout et rien. Rien surtout.
La poussière est partout, la chaleur colle à la peau.
Le dispensaire se situe en haut d’une colline écrasé par une cathédrale.
La piste est défoncée.
Nous sommes en zone catholique.
Dieu est la semble t- il, même il ne semble plus trop voir ses ouailles.
La mobylette crachote.
Le dispensaire dirigé par madame Zongo est composé d’une série de petits bâtiments standardisés.
Des salles vides, quelques chaises, une table, des files d’attentes.
Dans le hangar des femmes préparent un repas communautaire dans lequel y sera inséré la spiruline. Elle est financée cette année par le Spiruchons et Africa spi.
Dans quelques jours nous allons relancer un crowfunding.
Nous devrons fiancer un four solaire pour le cren. Le but sera de bien évidement de leur faire économiser le bois qui est cher et qui devient rare au Burkina Faso.(voir article)
Le crow devra aussi nous permettre de financer une plantation de moringa (voir article) car nous ne pourrons pas financer comme prévu les bassins de la précieuse spiruline. Et nous voulons un projet pérenne.
La moringa sera un complément quasi identique pour les enfants et leurs mères.
Lors de mes visites j’ai été surprise par le silence, les enfants pleurent peu comme sil n’avaient plus même la force de crier leur peine et leur douleur.
C’est ainsi.
Les femmes quittent d’un pas lent le cren leur enfant blotti dans leur dos, un repas chaud et riche, le seul parfois pour les jours à venir.
Revenir au centre n’est pas simple pour elles, il leur faut marcher parfois longtemps dans la chaleur.
Espérons que notre crow cela fonctionnera cette fois ci… le monde tourne autour du ballon rond en ce moment nous attendons …. En silence .

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TAMOUNTE POUR REO

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